Patrick Heurley signe trois titres chez Publibook, dans trois genres différents, qui ont le don de magnifier ces petits riens, les petites choses du quotidien et de la nature. Mais la botte secrète de Patrick Heurley c’est son talent à transcender celles-ci par l’émotion. Que ce soit dans les pages de Zuihitsu, comme celles d’un journal intime saisissant au vol des impressions aussi disparates qu’homogènes par la mélancolique nostalgie qui les teinte ; que ce soit dans le récit La pluie sur le rosier qui retrace par courts chapitres les souvenirs de jeunesse intimement liés à la maison familiale dans cette Provence qu’il sait si bien chanter ; ou que ce soit dans les Haïkus de L’Extase et le silence sublimant les instants les plus précieux de nos quatre saisons… il y a toujours chez Patrick Heurley ce don du bonheur éprouvé grâce à la contemplation du Beau décelé. Tous ses écrits sont une quête de perfection à travers les rapports aux êtres, à la nature et aux choses. Ce n’est pas pour rien que Patrick Heurley a choisi deux genres littéraires japonais, car il émane de sa plume la pureté du trait en même temps que la puissance des sentiments. Son écriture tient beaucoup de l’autobiographie, très attachée aux souvenirs, elle est à la fois généreuse en émotions et pudique dans sa méticuleuse concision. Au fil des mots tel celui d’une lame, Patrick Heurley, réussit le tour magistral de toucher le lecteur au cœur grâce aux émotions émanant d’événements souvent simples mais qui en sont d’autant plus forts.
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